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Archive mensuelle de décembre 2012

Les chansons thèmes des films des Terres du Milieu

Dans les films de Peter Jackson sur l’univers de Tolkien, le responsable de la musique est resté Howard Shore d’un bout à l’autre. Peut être aurons-nous l’occasion de revenir sur une ou l’autre des bandes originales, mais pour le moment, faisons un petit tour des chansons thèmes de chaque film.

Les chansons tiennent une certaine place dans les histoires de Tolkien. On dirait même que pour les peuples mortels des Terre du Milieu (et des autres continents), c’est par cette forme de culture orale que ce transmet l’Histoire d’une époque à une autre. Les lecteurs du Seigneur des Anneaux auront certainement gardé une impression ou une autre à propos des nombreuses chansons ou poèmes qui sont présentés.
C’est donc logiquement que dans les films, plusieurs personnages sont amenés à chanter, qu’il s’agisse de murmure, de chantonnement ou chants clairs et forts, voir en groupe.
Mais, je m’égare… Ici, ce sont les chansons de la bande originale que nous allons voir, qui n’en reste pas moins encrées dans leur contexte, et utilisée presque comme des éléments de l’univers.

Pour La Communauté de l’Anneau, C’est la chanteuse irlandaise Enya qui s’y colle, sur une chanson écrite et composée par elle-même et son groupe habituel. C’est le seul titre sur lequel Howard Shore ou son comparse Fran Walsh n’ont pas du tout mis le nez. Elle fut nominée aux Oscars, aux Golden Globes et au Grammy mais n’en obtins aucun. Dans certains pays la chanson s’est très bien vendue en single.

C’est une chanson associée aux elfes, sensée refléter leur espoir d’échapper à la période obscure qu’annonce le retour de Sauron. On notera d’ailleurs deux courts vers en Quenya, la langue des hauts elfes. Elle est diffusée sur le générique de fin et y apporte cette note mêlée de tristesse et d’espoir. Elle reflète également le côté épique du film et je la trouve très bien placée ainsi. Hors contexte il est difficile de retrouver cet effet.

Pour Les Deux Tour, l’équipe consacre une chanson à Gollum. Elle devait originellement être chanté par Bjork mais celle-ci n’ayant pu participer au projet, c’est une certaine Emiliana Torrini qui l’interprète. C’est peut être l’accent islandais, mais avant d’en savoir plus, j’avais pensé à Bjork en entendant la chanson, tout en sachant que ce n’était pas elle (notez au passage comment je me la racompte).
Elle n’est pas sortie en single et n’a pas vraiment été remarquée par la critique et les récompenses, à tors à mon humble avis.

Consacré à un personnage sévèrement torturée du ciboulot, la chanson conclue le deuxième film sur une note bizarre, maladive, qui ne laisse pas tellement de trace de la lueur d’espoir que constitue la victoire de la bataille en fin de film. On laisse les Terres du Milieu en pleine crise et la bande originale ne le fait pas oublier.

Pour ce qui restera à jamais la conclusion, la fin de toutes les histoires de Tolkien, on trouve Into The West, chanté par Annie Lennox (Eurythmics, Sweet Dreams etc.). La chanson a obtenu un Oscar et un Golden Globe, pourtant, pour moi c’est la moins marquante. Non seulement elle intervient après une fin de film superbe mais assez longue, mais elle fait plutôt banale pour du made in Hollywood.
Les mots Into the West restent pourtant très riche de sens dans le contexte de la Terre du Milieu, et correspondent à la situation.

Et cette année, on a eu droit au début des aventures de Bilbon le Hobbit, également soutenu par sa chanson de fin, interprété cette fois par Neil Finn.

Reflétant parfaitement le film, la chanson est plus légère, épique et enjouée, tout en gardant un léger aspect guerrier. Elle est consacrée aux nains, et est concrètement présente dans le film puisque c’est une chanson des nains à propos de la Montagne Solitaire et de leur soif de revanche. C’est pour l’instant la seule chanson dont le thème se retrouve également tout au long de la bande originale pour représenter la compagnie de Torin.

Nous aurons certainement encore droit à deux autres chansons avec les deux autres films de la franchise qui sont prévues fin 2013 et dans l’été 2014.

Sonata Arctica – The Days of Grays

The Days of Grays

Album sorti en 2009.

Sonata Arctica est l’un des groupes les plus connus du power metal mélodique des années 2000. Depuis Ecliptica en 99, ce groupe s’est fait remarquer avec un power metal assez jovial et rapide, et avec un sens affuté du tub efficace. D’ailleurs, c’est ce qui fait que Sonata n’est, pour moi, resté longtemps qu’un groupe juste sympathique à l’occasion, sans plus. Cependant avec Unia en 2007, Sonata a déstabilisé ses fans en proposant un album un peu plus lent, et qui ajoutait un léger aspect progressif un peu moins accessible dès la première écoute. Je n’avais pas réellement accroché pour autant mais j’avais alors apprécié la capacité du groupe à prendre des risques, tout en leur reconnaissant toujours un savoir faire indiscutable. Malgré cela, ça n’est que tardivement que je me suis décidé à écouter The Days of Grays, poussé par des critiques assez unanimement positives. Et ce n’est pas moi qui irai à contre sens.

Pourtant à première vue, la couverture est tout ce qu’il y a de plus cliché, Sonata nous offrant une imagerie nordique banale. Mais la musique, elle, se charge d’entrée de jeu de nous sortir des habitudes. Après quelques secondes de crescendo qui laissent présager d’un démarrage en trombe, « Everything Fades to Gray » se dévoile comme étant en fait une délicate instrumentale, assez finement travaillée avec ses lignes de clavier soutenues par des violons et violoncelles. Non, ça n’est pas qu’une intro à rallonge pour la forme, c’est bien un vrai démarrage, original et prenant. La suite multiplie encore les contre-pieds. « Deathaura » commence encore doucement au violon avant que les guitares et la batterie ne déboulent sans prévenir, frappant étonnamment fort pour du Sonata. Et alors qu’on attend la voix de Tonni Kakko d’une seconde à l’autre, le fracas de double pédale s’interrompe aussi brutalement qu’il est arrivé, pour faire place à une petite ligne de clavier façon B.O de Harry Potter, sur laquelle on découvre une voix féminine, celle de la chanteuse pop finlandaise Johana Kurkela, sur laquelle nous autres français n’avons normalement aucun à priori. A ce stade, le groupe est bien parvenu à nous enlever nos certitudes, et notre attention est totale. Maître Kakko peut faire son entrée, et le groupe peut entamer sa mise en place normale. Enfin normale, pas trop non plus, « Dithaura » étant une bonne grosse pièce aux accents progressifs très bien construite, ou Tonni et la chanteuse se répondent constamment, pour un résultat speed mais enchanteur faisant forcément penser à un certain Edward aux Mains d’Argent.

Hivernal, enneigé et magique, voilà l’atmosphère qui plane sur l’ensemble de l’album et qui lui donne son petit plus. Des chœurs discrets apparaissent régulièrement et parsèment le disque de « ouououou » virevoltants comme du vent chantant entre les parties de power metal. Le clavier de Mr. Klingenberg Tient une place prépondérante, et passe par de multiples sonorités qui apportent également beaucoup à l’ensemble et qui semblent généralement bien moins kitch qu’elles ont pu l’être. Ce clavier est ponctuellement soutenu par la section symphonique qui sait rester discrète, juste à la bonne place pour approfondir le son mais ne pas réellement transformer la musique du groupe en pompeux metal synpho. Même lorsque le label Nuclear Blast leur demande de placer quand même un single qui va bien, Sonata sait garder l’identité de l’album tout en rajoutant le refrain fait maison taillé pour le live (Flag in the Ground).

Pour le reste, les petits moments de bravoures se succèdent. La monté en puissance de « The Dead Skin », où Tonni nous présente sa récente maîtrise du cri suraigu et où les musiciens se payent une belle accélération en milieu de morceau. « Juliet » renoue avec le penchant romantique et là encore c’est Tonni qui s’illustre par son chant émotionnel et maîtrisé. « No Dream Can Heal a Broken Heart » Fait à nouveau appel à la chanteuse pop pour la parfaite illustration de tout ce qu’il y a de neuf sur cet album, une structure rondement menée mais plus complexe que le Sonata des débuts, un vocaliste au top et une ambiance délicieusement froide et enchanteresse. Même constat pour « The Truth Is Out There » et son jeu de clavier entre piano envoûtant et solo puissant, presque arabisant sur sa fin, alors que l’harmonie entre celui-ci, le chant, les chœurs et le reste offrent un final digne de ce nom. La véritable dernière piste est une seconde occurrence de « Everything Fades to Gray » mais avec paroles, et avec un texte qui mérite l’attention.

Histoire de relativiser, signalons les deux balades qui me laissent totalement de marbre, et le fait que l’album reste très power dans l’âme et ne s’ouvrira donc pas facilement aux non convaincus, malgré sa qualité qui en fait après tout un bon ambassadeur.
Je trouve à « The Days of Grays » une véritable aura, une vraie petite atmosphère Burtonienne et nordique qui s’ajoute à l’agréable de la musique de Sonata. L’album sonne comme un adieu forcé au passé adolescent, naïf et coloré du groupe, tout en en conservant une poésie certaine, une magie quelque part dans l’atmosphère alors qu’un cap vient d’être franchi. Entre deux ages, cet album reste comme une petite pépite dans la discographie du groupe.

Zebda – Second Tour

Second Tour

Album sorti en 2012.
Plus d’infos ici

Pour un très large public, Zebda, c’est surtout l’auteur du tub de l’été de 98, Tomber la Chemise. Mais ceux qui, alors, c’était penché sur le groupe, avaient pu découvrir pourquoi Zebda est devenu un vrai emblème de la scène musicale toulousaine. En ce temps où il était possible de faire un tub de l’été avec une chanson qui a autre chose à dire que « oh que c’est bien de danser l’été », le groupe avait sorti un album qui frisait la perfection, qui résumait en une quinzaine de titres tout leur art et leur savoir faire. Le succès et la vie de groupe étant ce qu’elle est, Zebda nous avait quitté sur un « Utopie d’Occase » bien plus perfectible qui a bien faillit avoir leur peau. Mais des années après, expériences diverses, activisme musical et persévérances dans leurs idées ont fait leur travail sur les trois leaders de Zebda, et les voilà prêt a remettre le couvert pour un « Second Tour ».
Comme avec chaque retour de groupe talentueux, on se méfie des retrouvailles tardives. Le public évolue, la musique et ses artisans aussi. Mais, amoureux du message et de la musique de Zebda que nous sommes, nous ne demandons qu’à être convaincu par cette nouvelle offrande.

La diversité culturelle, c’est un maître mot pour les gars de Zebda, et leur musique ainsi que leurs textes n’en sont que perpétuelles illustrations. Aucune crainte à avoir, tout ça n’a pas bougé d’un iota, et n’a pas pris une ride. La musique est un melting-pot d’influences diverses, qui donne quelque chose de forcément très caractéristique du groupe. Il en devient presque difficile d’identifier exactement pourquoi on pense à du rock, a de la chanson française, a du raga, du hip hop ou à du raï. Qui d’autres arriverait à marier des guitares sèches et électriques, de l’accordéon, une batterie très éclectique, des instruments et percutions orientales, des cuivres, et même quelques semples, tout en restant très cohérent et efficace ? On avait pu noter par le passé que les chansons plus posées pouvaient constituer des moments de faiblesses et plombaient certains de leurs albums, mais là encore le temps semble leur avoir indiqué la bonne formule. On aura du mal à dire que « Les Deux Ecoles », « Le Théorème du Châle » ou « Harragas » ne sont pas de bons moments du disque. La première en est même un excellent, dans une veine chanson française très travaillée, qui permet aux trois vocalistes de s’installer un après l’autre alors que la musique débute très acoustique pour prendre un envol plein de cuivres et d’accordéon chaleureux. Le refrain de cette chanson nous rappelle comment les trois voix savent bien s’accorder quand elles chantent simultanément. Les deux pistes suivantes réinstallent Zebda dans leur décor le plus connu, à savoir quelque chose de plus enjoué et dansant. On y rattachera « Les Proverbes », dans le même esprit tubesque de Zebda, comme avant. Impossible et inutile de lister tout ce que le disque propose comme petite trouvaille ou tentative, la musique est bossée, bossée, et encore bossée, pour être tout simplement riche et variée d’un bout à l’autre, du moins au regard du style pratiquée.

Les paroles reflète toujours leur ouverture d’esprit, et les réflexions autour du multi culturalisme, tout en rejetant extrémismes et intégrismes, d’où qu’ils viennent. « Le dimanche autour de l’église » est une parfaite synthèse des idées développées ailleurs, certes souvent déjà abordées par le passé. On tiquera de temps en temps sur certaines rimes franchement foireuses (« C’est quoi ces filles qui se cachent, est ce qu’elles jouent à cachecache ? C’est l’été on dirait l’hivers, quelqu’un a dut dire sortez couvert.»), mais globalement Zebda garde son approche de la langue pleine de références, de petits jeux de mots et de double sens. De plus, mise à part une allusion moyennement fichue à Brice Hortefeux, ils ont su resté assez intemporels pour que l’album ne perde pas son sens une fois passé le contexte de 2012.

Ce Second Tour risque de ne pas vraiment élargir leur public, mais satisfera celui-ci, ce qui est déjà pas mal. Il n’égale pas le grand frère « Essence Ordinaire », mais est incontestablement un bon cru de Zebda, surtout pour un Zebda ressuscité. Quelques chansons un peu en retraits, moins percutantes, et des paroles parfois un peu bancales (pour du Zebda) sont les seules choses concrètement dommageables, mais qui n’empêchent pas de reconnaitre une fois de plus le talent de ce groupe français à l’ambiance unique et enthousiasmante.

Les clips :

The Gathering – Disclosure

Disclosure

Album sorti en 2012.
Plus d’infos : ici

Personnellement, The Gathering sans Anneke Van Giersbergen, je n’y croyais pas une mmmminute. D’ailleurs The West Pole, je n’ai fait que vaguement le survoler. C’est vrai quoi… Avant Anneke, au début des années 90, The Gathering n’était qu’un groupe de doom death trop ordinaire. Et paf, recrutement d’Anneke, puis sortie de Mandylion en 1995, un album qui s’est fait une petite place dans l’histoire du metal. Depuis, je ne dis pas que j’ai accroché à tout, mais je sais reconnaître un groupe qui est toujours allé de l’avant, et est toujours resté intègre. Et puis en 2006, après une lente mais inéluctable mutation stylistique, Home, le dernier album avec Anneke, et un de mes grands classiques personnel. Le reste, on l’a déjà évoqué, plus d’Anneke, The West Pole, mais sans moi à l’écoute.
Pourtant quand les premiers sons extraits de Disclosure apparaissent, me voilà pris d’un doute, déjà presque d’une certitude. Et si j’avais enterré la confrérie hollandaise trop vite ?
Réaction immédiate, me voilà sur le site du groupe dès la sortie de Disclosure, offrant subitement avec confiance mes 7 € en échange du téléchargement de l’album et de sa doc numérique. Oui, j’aime cette démarche du groupe qui depuis longtemps déjà a pris le parti de s’auto produire, de se débrouiller quoi. Et c’est parti pour 8 titres. Comme quoi, ça peut suffire.

La confrérie se comporte déjà depuis longtemps en expérimentateurs sonores, sur leur créneau trip rock déjà si particulier. Rien d’abstrait ou de réellement barré derrière ce terme d’expérimentation, mais le trip rock étant déjà un sous genre assez peu exploité, le groupe l’explore, le défriche, en y travaillant énormément leur son, leur mix, leurs atmosphère. Disclosure, c’est ça, sans fioriture, sans surplus, juste une parfaite continuation de ce travail.
Pour rester dans les éléments globaux, on constate une avancée des éléments issus du trip hop, à commencer par l’ajout fréquent de violons ou de cuivres. De plus, La base de la musique reste tout à fait naturelle et organique, mais le travail sur les effets est devenu primordial. Alors que j’aurais tendance à dire que ce genre de traficotage sert bien souvent de cache misère, ici la critique ne m’effleure pas. Rappelons que les deux frères compositeurs sont tout de même batteur et guitariste du groupe. On ne s’étonnera pas alors qu’ils usent d’artifices pour embellir leur jeu et non pour le remplacer. Sur toute la durée de l’album, ces instruments prennent ainsi un grand nombre de tonalités, d’aspects différents, allant du plus arrangé au plus brut, et ce, toujours intelligemment. Par exemple, quoi de plus respectueux du son simple d’une batterie que cette intro de « I Can See Four Miles », où l’on a l’impression de se rapprocher petit à petit de la pièce où Hans Rutten joue ? Alors qu’à la fin de « Meltdown », le travail de production envoie cette même batterie à la frontière d’un son de beat box.
Les éléments qui pouvaient encore renvoyer au metal se raréfient, restant souvent dans une veine rock. Les cordes en premier lieu, subissent le même traitement soignée mais prennent moins souvent un caractère grondant et compact qu’avant. Le chant également, travaille surtout sur la fibre mélodique et émotionnelle.
Le chant ? Mais on n’a même pas parlé de Silje Wergeland ! Ca veut déjà dire qu’elle ne fait pas tâche, ce qui, vu la mission qui lui incombe, est déjà une victoire. Comme souvent après ce genre de délicat changement, après l’album bancal de transition vient la nouvelle assurance. C’est bien le cas. La scandinave n’a définitivement pas un timbre aussi puissant et unique qu’Anneke, mais elle trouve ça place, grâce a un chant juste, sincère et convainquant.

On se promène ainsi entre douce rêverie et mélancolie, souvent mêlée au sein d’une même chanson. La formidable « Heroes For Ghosts » est le sommet de la facette mélancolique et un vrai temps fort de l’album. Sur la fin, elle se permet même une monté en puissance, une pointe plus épaisse et menaçante où Silje se montre finalement assez à l’aise. La rareté de ces instants d’obscurité latente ne fait que les rendre meilleurs. Ailleurs, quand le groupe décide d’insuffler un petit peu plus d’énergie, c’est en lorgnant vers des aspects rock, voir pop (mais que ce terme ne rebute personne ici), surtout en début d’album. La première partie de « Meltdown » en est le meilleur exemple. Le tout est donc plutôt varié et cohérent, et permet une écoute d’un trait agréable et bien dosée.
Je n’arrive même pas à reprocher au groupe le fait d’avoir réemployé un même thème 2 fois sur « Gemini I » et II, puisque « Gemini II » ne fait pas redite pour autant et conclu l’album sur une note planante et épurée qui ne choque pas.
Disclosure n’est pas une révolution musicale non plus, mais un très bon petit album relativement discret vu le passé du groupe, et une bonne surprise de 2012, qui devrait vieillir honorablement. Merci The Gathering.

Du son et un clip, avec les chansons identiques aux versions album svp, donc profitez !

Introduction au Devin Townsend Project

Je pense que j’aborderai tôt ou tard un ou plusieurs album du Devin Townsend Project.
En attendant, je ne résiste pas à l’envie d’en faire une rapide présentation, à la fois pour le plaisir et pour éviter les répétitions inutiles par la suite.

Habituellement, quelqu’un qui a déjà posé une oreille sur un des nombreux disques auxquels Devin Townsend a participé, s’en rappelle. Cet artiste canadien particulièrement prolifique a une patte assez reconnaissable, souvent vite associé au terme folie. Il faut dire que le bonhomme n’a pas pour réputation de n’abuser que du Périers citron et de la salade verte pour parvenir à composer. Si une aura aussi hallucinogène plane au-dessus de ses anciennes œuvres, ça n’est pas qu’un hasard. Dans cet état, il a fait vivre le groupe Strapping Young Lad et s’est aussi fait une carrière solo très solide.
Cependant, Devin a décidé de ne plus dépendre de substance diverses pour parvenir à la création. Cette sage décision a entraînée une petite période de trouble artistique, avant qu’il ne revienne aux affaires avec un projet ambitieux. Sobrement intitulé The Devin Townsend Project, cette nouvelle entité musicale était programmé pour accoucher de quatre albums, ni plus, ni moins. Finalement, un cinquième chapitre verra le jour en 2012, mais je le placerai un peu à part de la tétralogie originale. A chaque fois, le propos sera différent, et les musiciens participants également. Les quatre sont sensés être liés, ne former qu’une grande œuvre. Sorti entre 2009 et 2011, le Devin Townsend Project est une tétralogie musicale assez osée, particulière, et, il faut bien le dire, prenante. Devy lui-même décrit les disques comme étant un apéritif, deux repas et un dessert. Alors à table, mais soyez prévenu, la digestion sera parfois difficile, et à la sortie vous aurez mangé pour un moment.

Dans l’ordre, on trouve d’abord Ki, puis Adicted, Deconstruction et Ghost, auquel est maintenant venu s’ajouter Epicloud.
Pour se procurer tout ça, outre l’achat séparé de chaque disque, il existe une édition qui réunit Déconstruction et Ghost, ainsi qu’une box intitulée Contain Us, qui regroupe les 4 disques, plus 2 CD de titres bonus et de démos, et des DVD au contenu divers. Autant dire, un bel objet de collection. Je n’ai parcouru que la tétralogie elle-même.
Et pour les amateurs absolus, une box intitulée By A Thread propose un contenu vertigineux, à savoir 4 concerts reprenant chacun un des albums dans son intégralité, plus quelques rappels divers. L’objet ultime de Townsend à posséder si on a la place à la maison, puisqu’il y a quand même 4 DVD et 5 CD audio.

J’espère pouvoir détailler un peu tout ça plus tard…




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