Introduction au Devin Townsend Project

Je pense que j’aborderai tôt ou tard un ou plusieurs album du Devin Townsend Project.
En attendant, je ne résiste pas à l’envie d’en faire une rapide présentation, à la fois pour le plaisir et pour éviter les répétitions inutiles par la suite.

Habituellement, quelqu’un qui a déjà posé une oreille sur un des nombreux disques auxquels Devin Townsend a participé, s’en rappelle. Cet artiste canadien particulièrement prolifique a une patte assez reconnaissable, souvent vite associé au terme folie. Il faut dire que le bonhomme n’a pas pour réputation de n’abuser que du Périers citron et de la salade verte pour parvenir à composer. Si une aura aussi hallucinogène plane au-dessus de ses anciennes œuvres, ça n’est pas qu’un hasard. Dans cet état, il a fait vivre le groupe Strapping Young Lad et s’est aussi fait une carrière solo très solide.
Cependant, Devin a décidé de ne plus dépendre de substance diverses pour parvenir à la création. Cette sage décision a entraînée une petite période de trouble artistique, avant qu’il ne revienne aux affaires avec un projet ambitieux. Sobrement intitulé The Devin Townsend Project, cette nouvelle entité musicale était programmé pour accoucher de quatre albums, ni plus, ni moins. Finalement, un cinquième chapitre verra le jour en 2012, mais je le placerai un peu à part de la tétralogie originale. A chaque fois, le propos sera différent, et les musiciens participants également. Les quatre sont sensés être liés, ne former qu’une grande œuvre. Sorti entre 2009 et 2011, le Devin Townsend Project est une tétralogie musicale assez osée, particulière, et, il faut bien le dire, prenante. Devy lui-même décrit les disques comme étant un apéritif, deux repas et un dessert. Alors à table, mais soyez prévenu, la digestion sera parfois difficile, et à la sortie vous aurez mangé pour un moment.

Dans l’ordre, on trouve d’abord Ki, puis Adicted, Deconstruction et Ghost, auquel est maintenant venu s’ajouter Epicloud.
Pour se procurer tout ça, outre l’achat séparé de chaque disque, il existe une édition qui réunit Déconstruction et Ghost, ainsi qu’une box intitulée Contain Us, qui regroupe les 4 disques, plus 2 CD de titres bonus et de démos, et des DVD au contenu divers. Autant dire, un bel objet de collection. Je n’ai parcouru que la tétralogie elle-même.
Et pour les amateurs absolus, une box intitulée By A Thread propose un contenu vertigineux, à savoir 4 concerts reprenant chacun un des albums dans son intégralité, plus quelques rappels divers. L’objet ultime de Townsend à posséder si on a la place à la maison, puisqu’il y a quand même 4 DVD et 5 CD audio.

J’espère pouvoir détailler un peu tout ça plus tard…

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