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Archive mensuelle de février 2013

Diablo Swing Orchestra – Pandora’s Piñata

Pandora's Pinata

Album sorti en 2012.
Chronique également publiée sur Culturemania

Une chronique du DSO commence par des interrogations ou des exclamations. Et moi, je trouve que c’est amplement justifié, donc, je pourrais faire pareil. Par-ce qu’il est parfois si bon de passer à côté de quelque chose et de se rendre compte de son erreur. Parce que d’habitude, on attend le miracle musical de tel ou tel groupe archi reconnu, et on est souvent déçu même si on y trouve quand même son bonheur. Mais le meilleurs, sérieusement, c’est de se prendre une tarte qui vient comme ça, de nulle part, et qui est difficile à expliquer tant c’est inattendu. Chronique d’un amour de vacances musical, décalé, improbable, et rafraîchissant. Et comme promis pour commencer, les interrogations…

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? C’est qui ces gens et c’est quoi au juste le paris de cette musique qu’ils ont pondus ? Bon sang… Mais c’est bien sûr ! Saperlipopette, eurêka ! (Oui désolé, j’aime bien Tintin.) Tout est dans le titre ! Diablo, c’est pour le côté metal, Swing, pour la partie Jazz, et orchestra, pour les emprunts au lyrisme et à la musique symphonique. Et non seulement quelqu’un s’est mis en tête de faire quelque chose de viable avec ça, mais en plus ils sont nombreux dans le groupe, et ils ont quelque chose dans le casque qui doit être connecté de travers… Et c’est déjà leur troisième album en plus… D’ailleurs je vous laisse le soin de mater les titres et track list, ça donne le ton… En attendant, c’est Pandora’s Piñata que j’ai dans les mains, donc c’est celui-là dont on parle, et c’est tant mieux car jusqu’ici c’est celui qui me plait le plus. Avouez que c’est bien foutu quand même.

Pandora’s Piñata, ça part en trombe, comme un pet après une soirée cassoulet et jus de pomme. Ca t’envoie d’entrée de jeu un coup de pied au derch nommé « Voodoo Mon Amour », et normalement il se passe quelque chose dans ta tête. Ca donne envie de faire la fête, de headbanger et de swinguer en même temps, et ça donne un sourire benêt. Si tu te reconnais, Tu vas adhérer à la musique de cette bande de cinglés et ça va être dur à expliquer à l’entourage. Parce que hein, dans le genre tub atomique, « Voodoo Mon Amour », ça se pose là. Et puis tiens, juste après, « Guerilla Laments » aussi d’ailleurs, mais avec un côté brésilien et chaud qu’on croyais inconnu des scandinaves. Oh et puis « Black Box Messiah », dans le genre tub des pays de l’est sous acide, c’est mauvais pour la sobriété aussi, ça…

Je ne vous ai même pas présenté le groupe. D’abord, la section metal fusion, avec des grateux qui appliquent efficacement les rifs et la rythmique typique du genre, sobres (dans le jeu du moins), mais à leur place. Les percus, déjà bien moins sobres, prennent beaucoup d’espace sonore mais varient vraiment le jeu tout au long de l’album, sortant bien vite des poncifs du metal. Il faut dire qu’ils sont deux pour faire ce raffut organisé. Par ici, des cuivres, pour le coté jazz, avec trompette, trombones etc.… Et là, un violoncelle et des violons additionnels. Tu penses à Apocalyptica ? Fausse route, les violoncellistes finlandais n’ont encore pas abordé leur instrument sous cet aspect swinguant et déluré. Et si tu as pensé à Slipknot pour les deux batterie, tu as encore plus faux. Enfin, derrière le micro, un type possédant un organe vocal assez dingue de par la variété et le talent qu’il donne, et là, Marie-Louice, chanteuse lyrique probablement recalé au casting d’un groupe de metal sympho car trop barrée bien que suffisamment douée.

Et avec ça mes enfants, le groupe va vous faire voir du pays. Leur mixture est déjà assez indéfinissable, mais en plus ils se permettent de tenter à peu près tout ce qui est envisageable avec leurs ingrédients. Sans vraiment s’affranchir des structures couplets/refrains et autres garanties d’efficacité rapide, il faut s’attendre à être déstabilisé plus d’une fois, même dans un même morceau. Le groove rencontre le lyrisme le plus débridé et grandiloquent, et le metal tente de les accorder. On flotte toujours entre poésie, énergie entraînante et folie totale.

Mais Pandora’s Pinata, c’est comme tout bon coquetel, c’est délicieux, mais il ne faut pas en abuser. Car alors, on s’aperçois des airs qui lassent après trop d’écoutes, des petits surplus de percus par ci par là, du dommageable de certains passages pourtant osés quand ils sont pris à part. On s’aperçoit des ficelles encore perfectibles sous le joyeux amas anticonformiste musical. Et c’est dommage, parce qu’on n’a vraiment pas envie de le leur reprocher, et qu’on en redemande.
Ce n’est ni de l’avant-gardisme, ni une petite révolution musicale, c’est de la fusion très osée uniquement, avec un sacré grain de douce folie, et du gros travail derrière. J’en ai dit finalement très peu sur les détails de l’album, mais assez pour espérer que toi aussi, une fois les beaux jours revenus, tu te laisses tenter par un rafraîchissement trop rare, et pas ouvert à tous.

Soilwork – Aperçu en trois clips du futur album, The Living Infinite

Attention, petite parenthèse death metal mélodique. Soilwork, c’est un des groupes qui a porté ce sous genre pendant la décennie précédente, aux côtés de In Flames, Dark Tranquillity et d’autres. Autant j’ai beaucoup écouté les deux autres groupes cités, autant Soilwork, je n’ai jamais franchement adhéré. Et pourtant aujourd’hui, alors que mon intérêt pour le death mélo est plutôt sensé faiblir, Soilwork aura eu le mérite de me faire rédiger ce petit billet ce matin.

Alors qu’on peut accuser le genre de souvent tourner en rond en ce moment, ces mecs là nous préparent carrément un double album pour Mars prochain. Et comme ils sont chaperonnés par Nuclear Blast, ils ont droits au grands moyens promotionnels. Du coup, on a déjà trois pistes a se mettre sous la dent avant même la sortie de l’objet.

Trois morceaux, et trois claques death mélo ordinaires, mais menées avec toute l’expérience de Soilwork. J’espère quand même qu’en s’étalant sur deux disques, ils prendront le temps de varier le propos, de prendre des risques, sinon j’en resterai sur mon opinion de groupe très vite lassant sur album.

En attendant, prends ça dans ta tête, ça débouche la tuyauterie auditive !

P.S : Pour ma culture, si quelqu’un sais me dire si les quelques notes de classiques qui servent de base au riff de « Spectrum of Eternity » est un semple de quelque chose (ce que je pense), éclairez-moi.




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