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Archive mensuelle de décembre 2014

Sonata Arctica – Ecliptica (Revisited 15th Aniversary Edition)

Ecliptica Revisited

Album sorti en 2014.

C’est une belle journée d’automne. Je suis à la sortie d’un grand magasin de produits culturels, et je me pose quelques questions sur mes attitudes de consommateur. J’ai dans les mains l’album Ecliptica de Sonata arctica. Le réflexe de Pavlov ne viendrait-il pas de me frapper ? Il suffit de quelques mots clés connus, et paf, c’est l’achat. En effet, Ecliptica est un album qui fête ses 15 ans, et dont cette édition est un réengistrement complet, pour l’occasion. Quant à Sonata Arctica, c’est assurément un nom important du power metal mélodique, mais pas franchement un gage de qualité ces dernier temps. Alors, faire du neuf avec du vieux, c’est une bonne idée ?

Puisqu’ils veulent se la jouer nostalgique, commençons par un flash back. Sonata a déboulé en 1999 avec ce fameux premier album dont il est question aujourd’hui. Ils étaient jeunes, ils étaient pleins d’énergie et d’une technicité insolente, et surtout, ils étaient là au bon moment. Ben quoi, ça n’enlève rien au mérite, mais il faut dire ce qui est, ils n’inventaient rien. Le metal mélodique était en plein renouveau depuis quelques années, mené entre autres par Stratovarius. Ces jeunes finlandais-là ont juste su sortir du lot, emmener ce qu’il faut de fraicheur et de technique à un genre qui se portait déjà bien. Bref, dès le premier album, ça a cartonné, et ils ont pu surfer la même vague sur les 3 albums suivants, toujours avec leur côté entrainant, facile d’accès, jovial et fleur bleue, laissant le temps à ma génération de les découvrir. Puis, ce fut Unia en 2007, album bien différent, qui avait laissé une moue très dubitative sur nos visages de jeunes étudiants. Nous étions bien naïfs, face à un groupe qui ne voulait plus le rester autant. Pourtant, Unia et son successeur The Day of Grey restent aujourd’hui comme les sommets artistiques du groupe, ceux qui lui ont donnés ses vraies lettres de noblesse. Depuis, c’est un peu la pente descendante. Le groupe semble vouloir marier ses différentes facettes, mais ne parvient pas à produire grand-chose de bien engageant. Ce qui explique certainement ce soudain rappel de leurs origines. Nous voici donc, après cet historique, revenu au point de départ, mais un départ 2.0, en 2014.

Alors là, comment faire ? Je vais repêcher l’original sur le net et je compare ? Pas la peine, je sais déjà à peu près ce que j’en penserais. Je pose la question de l’intérêt de cette ressortie ? Non, dans l’absolu je n’aurai pas la réponse, et ce qui compte est de voir si vous, ça vous tente. Alors, je vais juste vous dire ce qu’il y a là-dessus. Et vous savez quoi ? Il y a Ecliptica. Ben ouais, c’est tout. Ils débitent le même album, sans la moindre prise de risque, sans revisiter quoi que ce soit. Oh oui oui, calme-toi le fan, je sais, il y a quelques soli qui diffèrent par-ci par-là. Tu trouves que ça change quoi que ce soit à l’affaire ? Non, on est d’accord. Il n’y aura pas de surprise, voilà. Ah si pardon, il y a une reprise rigolote de Genesis à la fin, qui vaut surtout pour le chant de Tony.

Le pire dans tout ça, c’est qu’au début, ça fonctionne quand même. Sûrement à condition d’avoir fait comme moi, c’est-à-dire de ne pas avoir entendu ces titres depuis un bon moment, autrement qu’en live. Là, on peut momentanément perdre dix ans et se retrouver à chanter à tue-tête des trucs parfois un peu compliqués à assumer à 28 ans. Oh quoique, on assume enfin tout à 28 ans, c’est peut être un peu le principe. Ecliptica n’a pas révélé le groupe pour rien, c’était un bon concentré de power ultra mélodique, et ça l’est resté. La fibre nostalgique devrait faire effet un moment.
Mais au-delà de ça, je doute que cette réédition ait un quelconque impact. Les morceaux sont devenus très très classiques dans leur approche, et l’enregistrement ne tente aucune réelle modernisation. Même, on y perd en patate par rapport à l’original, en spontanéité. De temps en temps, on y gagne aussi, en justesse, en expérience, essentiellement sur les 2 balades, qui auraient pues devenir vraiment niaises.

Difficile d’être catégorique. C’est un dépoussiérage d’un album qui n’en avait pas impérativement besoin, rien de plus. C’est donc un bon disque, mais en 2014, on a vu d’autres choses en matière de power mélodique. La nostalgie suffira à certains, non sans raisons, mais après… De la prise de risque, voilà ce qui manque cruellement à Sonata ces derniers temps, des décisions assumées et des tentatives. Allez, on profite du coup de rétro pour sourire, puis on avance SVP.




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