Archive pour le Tag 'death mélodique'

Wintersun – Time I

Time I

Album sorti en 2012.

Encore une formation du grand nord, comme son nom peut le laisser supposer. Wintersun est un groupe finlandais mené par Jari Mäenpää (ne me demande pas comment ça se prononce). Pour l’aspect historique, le bonhomme avait au préalable participé à l’essor du groupe Ensiferum, qui est toujours bien vivant aujourd’hui, avant de quitter le navire et de créer Wintersun en 2004. Seul maitre à bord et désireux de conjuguer ses origines metaleuses nordiques à quelque chose de plus technique et américain, le groupe a sorti la même année son premier album, qui portait sobrement le nom du groupe. Ce fut un joli carton dans le petit milieu du mélo death, qui a propulsé directement Wintersun au rang de ceux qu’il faudrait surveiller de très près pour la suite. Et la suite fut, disons, légèrement plus compliquée que prévu. L’album Time, initialement annoncé pour 2006, fut repoussé, encore repoussé, subit des soucis techniques et autres nébuleux problèmes à répétitions. Tant et si bien qu’au début des années 2010, le groupe n’étant toujours pas oublié du public, Time n’avait plus qu’un seul qualificatif, arlésienne. Et il faut croire que le terme n’a pas fini de coller à la peau de ce projet, car finalement, après avoir remué ciel et terre pour avoir les moyens d’arriver à son but, le groupe ne peux présenter que ce Time I en 2012, supposé n’être que la première partie d’un diptyque dont la seconde moitié reste à l’heure actuelle très hypothétique. Comme quoi, le nom du projet était bien choisi. Rien que 8 ans de gestation pour une première moitié d’album. Autant dire qu’on attend un certain résultat.

C’est sûr, Jari y a mis les moyens. Il voulait donner une dimension symphonique et asiatique à sa musique, et le résultat y est. L’intro est finement travaillée, sans la moindre touche de metal, à la fois dépaysante et enjouée. Un vrai bon accueil dans le nouvel univers de Wintersun. Pourtant quand guitares et batteries débarquent, on replonge directement dans le death mélo très reconnaissable du groupe. Plus accompagnée, plus épique, c’est certain. La complexité de la construction est toujours aussi présente. Cette formidable « Sons of Winter and Stars » possède plusieurs phases, très bien imbriquées entre elles, qui parvient à mêler vitesse jouissive, agressivité death et phases plus chantés et lumineuses. Le chant death de Jari est toujours Nikel, et on découvre ses progrès en chant clair. Malgré ses efforts louables, pour moi il garde souvent un aspect viking bourru un peu clichesque, au regard de la prétention musicale en arrière-plan.

C’est bien là la force et la faiblesse de Time I, la prétention. Jaris a voulu péter plus haut que son cul, et n’y parvient que partiellement. Les compositions sont classieuses, fourmillent de détails et d’arrangements qui font exploser vos écouteurs, et savent alterner technicité et mélodies plus aériennes. En ça, l’album sait sortir du lot sans problème, et cela suffira déjà pour que les amateurs aient à s’y intéresser. Par contre, peut-on vraiment parler d’album d’un point de vue quantitatif ? Seulement 3 véritables morceaux, avec parfois intro et outro, pour une quarantaine de minutes au total. Sans être scandaleux, c’est un peu limité et laisse un goût d’inachevé. Mais surtout, le groupe a payé cher son retard en matière d’originalité. Entre 2006 et 2012, nombreux sont ceux qui se sont engouffrés dans le filon du metal a tendance orchestrale, et certains ont eu le temps de pondre des incontournables dans leur catégorie (en vrac Nightwish, Epica, Dimu Borgir, Septicflesh etc.). Du coup Wintersun donne l’impression d’arriver après la bataille et souffre de la comparaison, surtout pour ce qui est de la façon d’arranger tous ces ingrédients.

Sans être un pétard mouillé, Time I rate le statut d’incontournable et restera donc confiné chez les amateurs du genre. Il garde au moins celui d’album original, qui aura su proposer quelque chose d’autre que les formules maintes et maintes fois utilisées dans le death mélodique, y ajoutant des structures plus osées, et des couleurs orchestrales exotiques en plus d’être épiques. Jaris y a mis tout son cœur, ça on n’en doute pas, tant cela se ressent et se communique. Un bon moment, qui nous fait espérer un Time II, et c’est quand même le principal.

Divico, l’inédit d’Eluveitie

Petit aparté, toujours à propos de la compile The Early Years d’Eluveitie. On peut s’étonner de l’absence d’inédit sur cette compile, alors que d’habitude les groupes en font un vrai argument pour appâter celui qui est déjà en possession de chaque production disponible. Les temps changent on dirait, en raison, allez savoir, de l’avènement de la musique digitale, ou autres…

Pourtant, l’inédit de The Early Years existe bien. Je m’étonnais de voir sur certain site, le morceau « Divico » apparaître sur la track list de Vên réenregistré, alors qu’elle ne figure pas sur les éditions disponibles chez nos chers vendeurs de rondelles. Suppression de dernière minute de la maison de disque ? Non non, l’explication est bien fournie par le groupe sur son Youtube. Ce titre ne figure que sur les éditions vendues directement par eux, via leur shop ou dans les concerts. De quoi faire du collector. Mais pour ce qui est juste d’entendre le morceau, il suffit de demander, car il n’y a pas non plus de quoi faire les 400 coups pour ça.

Il s’agit d’une chanson resté en chantier depuis vên et finalement terminée pour l’occasion.

Eluveitie – The Early Years

The Early Years

Compilation sortie en 2012.
Plus d’infos ici

Par Toutatis, dix ans déjà. Dix ans de vie de la tribut suisse aujourd’hui devenue star du folk death. Une fois lancés, leur progression de popularité fut assez fulgurante. Il faut dire qu’une fois repéré et poussé en avant par le géant Nuclear Blast dès leur deuxième album, les helvètes n’ont pas chômé en terme de quantité de sortie. En terme de qualité, le parcours est un peu plus en dent de scie mais le succès étant toujours au rendez-vous, ont peu en conclure que le bilan reste bon pour eux. Et après un Elvetio plutôt convainquant, ils décident de jeter un petit coup d’œil dans le rétro viseur en nous sortant ce The Early Years.
Au menu de cette compile, Un réengistrement de leur premier EP Vên, ainsi que leur premier album, Spirit, légèrement dépoussiéré.
Coup commercial ? Pour Nuclear Blast, oui, cela permet de mettre Spirit dans leur discothèque et de ressortir ainsi un album qui se faisait rare dans le commerce. Pour le client, c’est ce que nous allons voir.

Commençons par le gros morceau, à savoir Spirit. Car à moins d’être un fan collectionneur, votre intérêt (ou pas) pour The Early Years sera avant tout porté sur l’occasion de mettre la main sur Spirit. C’est une envie louable, puisqu’on a là un album majeur du folk death. Oh allez, les allergiques à la célébrité d’Eluveitie, reconnaissez-le.
Si on a par la suite parfois pu être tenté de réduire la musique du groupe à du death mélo agrémenté de pipeau et de biniou, il faut se souvenir de l’atmosphère que dégageait Spirit. Cette ambiance de fête païenne, de joyeux défouloir celtique et métallique. Je ne vais pas ici refaire un vrai tour de l’album car il n’en a franchement pas besoin, vous trouverez tous les descriptifs qu’il vous faut en quelques minutes. Il était bon lors de sa première sortie et il l’est toujours. On y trouve déjà presque tout ce qui fait Eluveitie, des textes en langues gauloises reconstituée, de la mélodie folk dans tous les sens, du death mélo façon Dark Tranquillity en un peu plus direct porté par le chant death de Chrigel, de superbes interludes folks etc.
Le léger lifting qu’il a subit ne sert qu’à équilibrer le son. Principalement, on remarque que la batterie n’envahie pas autant l’espace, et que les instruments folks en profitent. Le changement est perceptible, mais léger. Quant à savoir si il est profitable à l’album, je ne saurais être catégorique. Pour ma part, je dirais que oui car il met davantage en avant la richesse des morceaux, mais je peut comprendre une frange du public métaleux qui aiment bien le son crado et lourdingue des premières productions dans ce genre.

D’ailleurs si vous faite partie de ceux-là, le réengistrement de Vên risque de vous déplaire au plus haut point, car il illustre bien plus encore ce lissage du son. Ici, l’EP original est totalement réenregistré par le groupe dans sa formation actuelle (2012). On y retrouve donc entre autre la voix d’Anna Murphy à certains endroits, et une production assez proche du dernier album en date, avec chœurs, arrangements et instruments folks bien plus maîtrisés. Il n’en reste pas moins que les morceaux sont des grand moments d’Eluveitie, entre l’imne « Uis Elveti », et les très puissantes « Lament » et « Druid », sans oublier l’instrumentale « Jêzaïg » plus addictive que sa simplicité de composition pourrait le faire croire.

Il y a forcément deux points de vue qui s’affronteront, surtout concernant vên. Ceux qui apprécieront cette remise au goût du jour, ce traitement de luxe offerts à de bon vieux morceaux, et ceux qui préfèreront toujours la spontanéité, la rugosité et la charmante imperfection de l’enregistrement original.
Donc, The Early Year est une compile qui tient ses promesses. C’est une ressortie d’un album dont la qualité n’est plus à prouver, agrémenter d’un bonus très honnêtes. A partir de là, la critique est facile mais peu justifiée, car il est simple de savoir si le produit vous tente ou pas à partir du moment où il dit ce qu’il est.

Soilwork – Aperçu en trois clips du futur album, The Living Infinite

Attention, petite parenthèse death metal mélodique. Soilwork, c’est un des groupes qui a porté ce sous genre pendant la décennie précédente, aux côtés de In Flames, Dark Tranquillity et d’autres. Autant j’ai beaucoup écouté les deux autres groupes cités, autant Soilwork, je n’ai jamais franchement adhéré. Et pourtant aujourd’hui, alors que mon intérêt pour le death mélo est plutôt sensé faiblir, Soilwork aura eu le mérite de me faire rédiger ce petit billet ce matin.

Alors qu’on peut accuser le genre de souvent tourner en rond en ce moment, ces mecs là nous préparent carrément un double album pour Mars prochain. Et comme ils sont chaperonnés par Nuclear Blast, ils ont droits au grands moyens promotionnels. Du coup, on a déjà trois pistes a se mettre sous la dent avant même la sortie de l’objet.

Trois morceaux, et trois claques death mélo ordinaires, mais menées avec toute l’expérience de Soilwork. J’espère quand même qu’en s’étalant sur deux disques, ils prendront le temps de varier le propos, de prendre des risques, sinon j’en resterai sur mon opinion de groupe très vite lassant sur album.

En attendant, prends ça dans ta tête, ça débouche la tuyauterie auditive !

P.S : Pour ma culture, si quelqu’un sais me dire si les quelques notes de classiques qui servent de base au riff de « Spectrum of Eternity » est un semple de quelque chose (ce que je pense), éclairez-moi.




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