Archive pour le Tag 'power metal'

Sonata Arctica – Ecliptica (Revisited 15th Aniversary Edition)

Ecliptica Revisited

Album sorti en 2014.

C’est une belle journée d’automne. Je suis à la sortie d’un grand magasin de produits culturels, et je me pose quelques questions sur mes attitudes de consommateur. J’ai dans les mains l’album Ecliptica de Sonata arctica. Le réflexe de Pavlov ne viendrait-il pas de me frapper ? Il suffit de quelques mots clés connus, et paf, c’est l’achat. En effet, Ecliptica est un album qui fête ses 15 ans, et dont cette édition est un réengistrement complet, pour l’occasion. Quant à Sonata Arctica, c’est assurément un nom important du power metal mélodique, mais pas franchement un gage de qualité ces dernier temps. Alors, faire du neuf avec du vieux, c’est une bonne idée ?

Puisqu’ils veulent se la jouer nostalgique, commençons par un flash back. Sonata a déboulé en 1999 avec ce fameux premier album dont il est question aujourd’hui. Ils étaient jeunes, ils étaient pleins d’énergie et d’une technicité insolente, et surtout, ils étaient là au bon moment. Ben quoi, ça n’enlève rien au mérite, mais il faut dire ce qui est, ils n’inventaient rien. Le metal mélodique était en plein renouveau depuis quelques années, mené entre autres par Stratovarius. Ces jeunes finlandais-là ont juste su sortir du lot, emmener ce qu’il faut de fraicheur et de technique à un genre qui se portait déjà bien. Bref, dès le premier album, ça a cartonné, et ils ont pu surfer la même vague sur les 3 albums suivants, toujours avec leur côté entrainant, facile d’accès, jovial et fleur bleue, laissant le temps à ma génération de les découvrir. Puis, ce fut Unia en 2007, album bien différent, qui avait laissé une moue très dubitative sur nos visages de jeunes étudiants. Nous étions bien naïfs, face à un groupe qui ne voulait plus le rester autant. Pourtant, Unia et son successeur The Day of Grey restent aujourd’hui comme les sommets artistiques du groupe, ceux qui lui ont donnés ses vraies lettres de noblesse. Depuis, c’est un peu la pente descendante. Le groupe semble vouloir marier ses différentes facettes, mais ne parvient pas à produire grand-chose de bien engageant. Ce qui explique certainement ce soudain rappel de leurs origines. Nous voici donc, après cet historique, revenu au point de départ, mais un départ 2.0, en 2014.

Alors là, comment faire ? Je vais repêcher l’original sur le net et je compare ? Pas la peine, je sais déjà à peu près ce que j’en penserais. Je pose la question de l’intérêt de cette ressortie ? Non, dans l’absolu je n’aurai pas la réponse, et ce qui compte est de voir si vous, ça vous tente. Alors, je vais juste vous dire ce qu’il y a là-dessus. Et vous savez quoi ? Il y a Ecliptica. Ben ouais, c’est tout. Ils débitent le même album, sans la moindre prise de risque, sans revisiter quoi que ce soit. Oh oui oui, calme-toi le fan, je sais, il y a quelques soli qui diffèrent par-ci par-là. Tu trouves que ça change quoi que ce soit à l’affaire ? Non, on est d’accord. Il n’y aura pas de surprise, voilà. Ah si pardon, il y a une reprise rigolote de Genesis à la fin, qui vaut surtout pour le chant de Tony.

Le pire dans tout ça, c’est qu’au début, ça fonctionne quand même. Sûrement à condition d’avoir fait comme moi, c’est-à-dire de ne pas avoir entendu ces titres depuis un bon moment, autrement qu’en live. Là, on peut momentanément perdre dix ans et se retrouver à chanter à tue-tête des trucs parfois un peu compliqués à assumer à 28 ans. Oh quoique, on assume enfin tout à 28 ans, c’est peut être un peu le principe. Ecliptica n’a pas révélé le groupe pour rien, c’était un bon concentré de power ultra mélodique, et ça l’est resté. La fibre nostalgique devrait faire effet un moment.
Mais au-delà de ça, je doute que cette réédition ait un quelconque impact. Les morceaux sont devenus très très classiques dans leur approche, et l’enregistrement ne tente aucune réelle modernisation. Même, on y perd en patate par rapport à l’original, en spontanéité. De temps en temps, on y gagne aussi, en justesse, en expérience, essentiellement sur les 2 balades, qui auraient pues devenir vraiment niaises.

Difficile d’être catégorique. C’est un dépoussiérage d’un album qui n’en avait pas impérativement besoin, rien de plus. C’est donc un bon disque, mais en 2014, on a vu d’autres choses en matière de power mélodique. La nostalgie suffira à certains, non sans raisons, mais après… De la prise de risque, voilà ce qui manque cruellement à Sonata ces derniers temps, des décisions assumées et des tentatives. Allez, on profite du coup de rétro pour sourire, puis on avance SVP.

Blind Guardian – At the Edge of Time

At the Edge of Time

Album sorti en 2010.

Ca sent la chronique compulsive, avouons-le. Alors, pourquoi, et qui est-ce Blind Guardian pour ceux qui l’ignoreraient ? C’est un groupe allemand né au milieu des années 80, qui oeuvrait alors dans le speed metal en vogue en ce temps. Ils ont perduré et ont contribué à la mutation de ce sous genre vers le power metal dans les années 90, et sont toujours actifs actuellement. Ils ont su donner une vrai patte à leur power, très facilement identifiable à sa nervosité typiquement germanique, aux arpèges particulières et surtout au timbre unique du chanteur Hansi Kursch. On leur attribuera également une récurrente tendance à mêler des éléments médiévaux et épiques à leur musique. Même si leur nom n’a jamais vraiment passé la barrière du grand public, Blind Guardian flirte avec les quelques monstres sacrés du genre, grâce à cette personnalité musicale forte et cette longévité.
Leur actue reste fournie. D’une part un nouvel opus (oui c’est du latin) est prévu pour fin 2014, mais aussi un album presque uniquement orchestral qui sera basé sur des romans de fantasy que je ne maîtrise pas. Néanmoins j’attends l’objet avec une grande curiosité, et j’m’en vais vous expliquer pourquoi, via « At The Edge of Time », leur petit dernier en date, hors mis les best off et autres objets de fan service.

Ce qui démarque ce disque du reste de la discographie du groupe, c’est la tentative d’ajouts orchestraux. Là normalement, on se méfie, car les vieux de la vieilles qui tentent d’un coup d’un seul de faire du symphonique, on en a vu d’autres, même des allemands d’ailleurs, et les résultats sont souvent pompeux et rarement inoubliables. Les Guardian choisissent une option peu banale, qui consiste à n’utiliser ces éléments que sur deux pistes du disques, situés en première et dernières places. On va commencer par ces deux là car, disons-le, elles justifient presque à elle seule l’écoute de cet album.
Le disque démarre sur « Sacred World », une chanson de presque dix minutes, originellement composée pour la bande originale du jeu vidéo Sacred 2 : Fallen Angel. On peut en entendre une partie lors de l’intro du jeu, avec en prime une apparition virtuelle du groupe. Mais peu importe, le titre n’a aucun besoin de son contexte. On découvre une production formidable, mêlant à la perfection le groupe et l’orchestre, sur une composition d’une grande richesse, passant allègrement du plus grandiose au plus retenu et émotionnel. L’orchestre bénéficie de vraies parties écrites, et ne sont pas juste là pour souligner pompeusement le metal des 4 allemands. Les dernières secondes du titres, toutes orchestrales, sont à mon sens juste magnifiques ! Bien plus tard, en fin de disque, on trouve le second morceau de la même trempe, « We Love Time ». Cette fois l’ambiance et plus orientale, à la manière d’un Prince Of Percia survitaminée et metal. La structure et moins traditionnelle, plus osée encore, et la fusion du groupe et de l’orchestre et toujours aussi magnifique. Les guitares se permettent de multiples soli mêlés aux violons, Hansi est au sommet de son art, la batterie est partout, parfois solo avec l’orchestre. Bref, en deux morceaux, les Guardian donnent une bonne leçon à pas mal de groupes de symphonique et composent deux titres marquants du genre, tout en affirmant leur véritable talent de composition.

Après avoir prix « Sacred World » dans les dents d’entrée de jeu, qui est un petit tout à elle seule, il est difficile d’enchainer avec le reste du disque. C’est presque si il ne faut pas l’écouter à part. Pourtant le groupe y est relativement en forme, renouant même avec un speed sauvage, mais très emprunt de leur folie actuelle. Les fans n’y auront pas découvert grand chose de neuf, sauf une ancienne rapidité retrouvée sur plusieurs titres. Les autres devront affronter un groupe qui est à fond dans son trip, dingue, unique et pas forcément abordable immédiatement. Le chant si particulier d’Hansi peut dérouter, avec ces fréquentes couches superposées qui donne un aspect complètement fou, et ce timbre si éloigné de ce que le main stream nous force à assimiler. Pourtant, il expose ici tout son talent, tout ce qui en fait l’un des chanteurs les plus charismatique du metal actuel. Il faut également souligner la qualité de la production, qui, même sur des titres résolument metal teuton un peu rétro, reste très moderne et fignolée.
Du speed aux machins plus posés en passant par l’inévitable chanson de troubadour, le groupe sait varier les plaisirs, nous balader dans leur délire, mais avec finalement peu de titres vraiment innovants (pour du Blind Guardian). La plus marquante est « Ride Into Obsession », grand moment d’hystérie façon Blind Guardian, speed et virevoltante.

« At the Edge of Time » est un sympathique album d’un groupe toujours aussi atypique, cerclé par deux titres qui dominent largement le reste et peuvent le masquer de leur imposante ombre. Cela suffit a prouver que le groupe avance toujours et a à dire, du fond de leur univers déconnecté du reste du monde. Où peuvent-ils nous emmener la prochaine fois ? Moi je veux voir ça.

Clip de la chanson la plus sauvage !

Nightwish – Wishmaster

Wishmaster

Album sorti en 2000.

Pour peux que la bande son de votre vie est une certaine importance pour vous, vous vous êtes probablement déjà demandé quels sont les 5, ou les 10 albums qui vous ont le plus marqués. Personnellement, je sais que je suis incapable de faire des classement comme les émissions de variétoche nous en pondent à la chaine, afin de déterminer qui mérite d’être 6 ou 7ième. Ca n’a pas de sens quand c’est une question de goût. Ceci dit, je pense que chez moi, le Wishmaster de Nightwish peut tranquillement vadrouiller sur le podium. Cet hivers, nous aurons l’occasion de faire le point sur la situation actuelle du groupe via un petit DVD live, « Showtime, Storytime », mais en attendant, flash back de 13 ans en arrière, et focalisation sur un objet précieux.

Avant d’être tenté par un premier superlatif, plantons le décors. Deux ans après Oceanborn, album de la reconnaissance encore loué par beaucoup aujourd’hui, les finlandais se renferment en studio pour enregistrer leur petit troisième. Ils ne le savent pas encore, mais c’est celui qui les emmènera un peu partout dans le monde, et dans leur première tournée européenne en tête d’affiche. Pourtant, en terme de production, Wishmaster ne se la joue pas ambitieux, en comparaison de l’évolution que fut Oceanborn, et aux vus des records de moyens qu’ils ont pu aligner par la suite. Non, Wishmaster n’est à priori qu’un album de power metal enregistré juste par des musiciens dans un studio. Avec relativement peu d’élément, Nightwish donne une vraie leçon de metal moderne. Un peu moins fou, un peu moins théâtral et mystique que son grand frère, tout simplement déjà moins jeune, Wishmaster ancre la personnalité du groupe dans un power metal plus carré,, plus solide. C’est peut-être le moment de leur discographie où leur musique est la plus stable, assurée et clairement qualifiable.

Prenons le premier single qui en fut extrait, « Deep Silent Complete ». C’est une composition simple et immédiate, sans surplus, mais qui fonctionne juste parce que les ingrédients sont fabuleux. La guitare est mélodique, claire et enjouée, la batterie est débridée à souhait mais frappe juste comme il faut, le clavier rajoute une atmosphère magique et n’a pas encore pris de rides 13 ans après. Et bien entendu, Tarja est au micro. Là j’éviterai d’en faire trop, j’ai peur des représailles au moindre mot de travers. Je ne suis pas un amoureux inconditionnel de la chanteuse, je faisait même parti des quelques qui étaient assez convaincu en 2005, lors de son départ, que l’histoire du groupe continuerait quand même. Cependant, sa prestation sur cet album (comme sur d’autre) s’est tout simplement inscrite dans l’Histoire du genre, et est maintenant cité en référence et source d’inspirations.
Au côté de ce morceau, on placera « Come Cover Me » et quelques autres passages, qui montrent que le groupe sait être efficace sans démonstration technique et sans prise de risque particulière. Non loin, il y a (The Kinslayer », une réaction au fameux massacre de Columbine, et l’une des rares pointes de noirceur de l’album, avec sa rythmique syncopé et ses passages de dialogues proches du schéma gothique de la belle et la bête. C’est d’ailleurs à peu près tout ce qu’on trouvera de vaguement gothique ici.

Mais au delà des bases, l’album regorge surtout de pistes de dingue, plus ou moins speed, qui peuvent se montrer franchement techniques mais sans jamais perdre en percutant. Et c’est là que je perds mes mots. On a « She is my Sin », la mise en train fabuleuse, un « Wanderlust » pfff, fabuleux aussi et tellement mélodique et entrainant. « Crownless « est peut être la chanson la plus speed du groupe, et qui aborde ce style avec plus de classicisme mais tellement de maitrise. Et surtout, surtout, « Wishmaster », la chanson qui donne son nom à l’album, qui est pour moi tout simplement une des meilleures chansons de metal toutes catégories confondues, et qui devrait se ranger avec Highway to Hell, Enter Sandman, Fear of the Dark et tout les autres classiques que vous voulez, si la promo du groupe avait été logique et avait mis en avant ce titanesque titre. Pas un fichu clip !

On a aussi des balades, bien entendu, avec d’abord « Two for Tragedi », le seul titre que j’ai tendance à zapper, mais les mordus de Tarja n’en font surement pas autant. LA balade, c’est « Dead Boy’s Poem », également un sacré monument, qui va de la guitare sèche à un final très très épique. Tuomas l’avait composé comme une sorte de testament musical, dédié à son public et à cette période résolument heureuse de son existence. Cette chanson emmène vers le final, « FantasMic », qui ne fait pas référence à ce que tu crois mais à Disney (contraction de Fantasia et de Mickey, avoue que t’es déçu). C’est une des fameuses masterpiece, des chansons longues, à la structure et l’ambition plus complexe que le reste. Ca n’est clairement pas la meilleure Masterpiece de Nightwish, mais quand même un bon pavé divisé en 3 parties qui synthétisent bien l’album.

Je n’ai pas parlé des Soli de guitare, qui peuvent se faire rare aujourd’hui chez Nightwish, des petites apparitions de la flute, du jeu de batterie, mais tout ça le mériterait. Seulement, on ne va pas faire 10 pages, je pense que le message est passé, avec son objectivité relative.
Un dosage parfait, des compositions souvent lumineuses et enjouées, et un groupe dont seule la basse n’est pas au moins au stade du très bon (d’ailleurs Sami Vanska dégagera pour l’album suivant). Histoire de relativiser, même si il m’a marqué au plus haut point, cet album reste du power, avec plusieurs autres adjectifs possibles, mais qui ne sort pas de cette case et qui rencontrera difficilement d’autres publics. Mais dans le genre, c’est juste un incontournable !

Seule vidéo promo officielle disponible, du live d’époque, avec un son discutable en plus…

Sonata Arctica – The Days of Grays

The Days of Grays

Album sorti en 2009.

Sonata Arctica est l’un des groupes les plus connus du power metal mélodique des années 2000. Depuis Ecliptica en 99, ce groupe s’est fait remarquer avec un power metal assez jovial et rapide, et avec un sens affuté du tub efficace. D’ailleurs, c’est ce qui fait que Sonata n’est, pour moi, resté longtemps qu’un groupe juste sympathique à l’occasion, sans plus. Cependant avec Unia en 2007, Sonata a déstabilisé ses fans en proposant un album un peu plus lent, et qui ajoutait un léger aspect progressif un peu moins accessible dès la première écoute. Je n’avais pas réellement accroché pour autant mais j’avais alors apprécié la capacité du groupe à prendre des risques, tout en leur reconnaissant toujours un savoir faire indiscutable. Malgré cela, ça n’est que tardivement que je me suis décidé à écouter The Days of Grays, poussé par des critiques assez unanimement positives. Et ce n’est pas moi qui irai à contre sens.

Pourtant à première vue, la couverture est tout ce qu’il y a de plus cliché, Sonata nous offrant une imagerie nordique banale. Mais la musique, elle, se charge d’entrée de jeu de nous sortir des habitudes. Après quelques secondes de crescendo qui laissent présager d’un démarrage en trombe, « Everything Fades to Gray » se dévoile comme étant en fait une délicate instrumentale, assez finement travaillée avec ses lignes de clavier soutenues par des violons et violoncelles. Non, ça n’est pas qu’une intro à rallonge pour la forme, c’est bien un vrai démarrage, original et prenant. La suite multiplie encore les contre-pieds. « Deathaura » commence encore doucement au violon avant que les guitares et la batterie ne déboulent sans prévenir, frappant étonnamment fort pour du Sonata. Et alors qu’on attend la voix de Tonni Kakko d’une seconde à l’autre, le fracas de double pédale s’interrompe aussi brutalement qu’il est arrivé, pour faire place à une petite ligne de clavier façon B.O de Harry Potter, sur laquelle on découvre une voix féminine, celle de la chanteuse pop finlandaise Johana Kurkela, sur laquelle nous autres français n’avons normalement aucun à priori. A ce stade, le groupe est bien parvenu à nous enlever nos certitudes, et notre attention est totale. Maître Kakko peut faire son entrée, et le groupe peut entamer sa mise en place normale. Enfin normale, pas trop non plus, « Dithaura » étant une bonne grosse pièce aux accents progressifs très bien construite, ou Tonni et la chanteuse se répondent constamment, pour un résultat speed mais enchanteur faisant forcément penser à un certain Edward aux Mains d’Argent.

Hivernal, enneigé et magique, voilà l’atmosphère qui plane sur l’ensemble de l’album et qui lui donne son petit plus. Des chœurs discrets apparaissent régulièrement et parsèment le disque de « ouououou » virevoltants comme du vent chantant entre les parties de power metal. Le clavier de Mr. Klingenberg Tient une place prépondérante, et passe par de multiples sonorités qui apportent également beaucoup à l’ensemble et qui semblent généralement bien moins kitch qu’elles ont pu l’être. Ce clavier est ponctuellement soutenu par la section symphonique qui sait rester discrète, juste à la bonne place pour approfondir le son mais ne pas réellement transformer la musique du groupe en pompeux metal synpho. Même lorsque le label Nuclear Blast leur demande de placer quand même un single qui va bien, Sonata sait garder l’identité de l’album tout en rajoutant le refrain fait maison taillé pour le live (Flag in the Ground).

Pour le reste, les petits moments de bravoures se succèdent. La monté en puissance de « The Dead Skin », où Tonni nous présente sa récente maîtrise du cri suraigu et où les musiciens se payent une belle accélération en milieu de morceau. « Juliet » renoue avec le penchant romantique et là encore c’est Tonni qui s’illustre par son chant émotionnel et maîtrisé. « No Dream Can Heal a Broken Heart » Fait à nouveau appel à la chanteuse pop pour la parfaite illustration de tout ce qu’il y a de neuf sur cet album, une structure rondement menée mais plus complexe que le Sonata des débuts, un vocaliste au top et une ambiance délicieusement froide et enchanteresse. Même constat pour « The Truth Is Out There » et son jeu de clavier entre piano envoûtant et solo puissant, presque arabisant sur sa fin, alors que l’harmonie entre celui-ci, le chant, les chœurs et le reste offrent un final digne de ce nom. La véritable dernière piste est une seconde occurrence de « Everything Fades to Gray » mais avec paroles, et avec un texte qui mérite l’attention.

Histoire de relativiser, signalons les deux balades qui me laissent totalement de marbre, et le fait que l’album reste très power dans l’âme et ne s’ouvrira donc pas facilement aux non convaincus, malgré sa qualité qui en fait après tout un bon ambassadeur.
Je trouve à « The Days of Grays » une véritable aura, une vraie petite atmosphère Burtonienne et nordique qui s’ajoute à l’agréable de la musique de Sonata. L’album sonne comme un adieu forcé au passé adolescent, naïf et coloré du groupe, tout en en conservant une poésie certaine, une magie quelque part dans l’atmosphère alors qu’un cap vient d’être franchi. Entre deux ages, cet album reste comme une petite pépite dans la discographie du groupe.

Van Canto – Break the Silence

Break the Silence

Album sorti en 2011.
Chronique rédigée en 2012.
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Rakkatakkatakkata, dandandandum, dandandandum… Hum excusez-moi… C’est Van Canto, ça peut laisser des traces sur un auditeur. Et je ne sais pas si c’est l’élan juste un an après la sortie de leur dernier album ou l’émission sing off sur TF1, mais les metaleux a cappella allemands sont revenus chanter la guitare et la basse sur une nouvelle galette en 2011. Ca n’a pas suffi pour qu’ils les invitent d’ailleurs sur TF1… Tant mieux, c’est bon signe ? Oui possible mais passons et parlons de cet album.

Un rapide coup d’œil à la track list, et on s’aperçoit que l’idée globale n’a pas changé. Pas mal de nouvelles compositions du groupe, et quelques reprises et invités de luxe. Et en citant les groupes repris, Sabaton, Alice Cooper et Manowar, ça nous permet également de cadrer assez bien le style pratiqué, à savoir du power thrashisé par moments, mais bien entendu presqu’uniquement exécuté à la bouche et à la batterie. Une légère bruine de postillons est a craindre au premier rang, sortez couverts.

Les chanteurs fous nous accueillent en chœur sur l’intro de « If I Die in Battle », non sans une certaine majesté, avant d’exploser dans leur habituel power mélodique qui fait mouche sans problème pour nous mettre dans le bain. Au rayon des constats sonores, il semble que le mix des voix soit un peu moins surfait que sur Tribe of Force, en essayant tout de même de garder les préposés à l’imitation de basse et de guitares sur leur espace sonore normal. La batterie en profite pour s’imposer un peu plus, sans trop en faire, mais la voilà maintenant un peu plus costaude. Le chanteur principal a sûrement décidé de ne pas se laisser faire car lui aussi monte le volume d’un cran, comme il avait une fois ou deux pu le faire par le passé, sur Master of Puppets par exemple. Pas d’inquiétude, le timbre ultra mélodique est là aussi. En guise de solo, on retrouve l’habituelle technique de la saturation du micro qui n’a rien perdu de son effet. Mais alors, quoi de neuf à la chorale ? Ceux qui se sont déjà habitués à la bizarrerie de ce groupe n’ont-ils rien de vraiment neuf à se mettre dans les esgourdes ? Et bien entrons un peu dans les détails, mais comme vous l’avez compris, on est globalement dans la continuité plutôt que dans la révolution.

En grand symbole de ce constat conservatiste, « The Seller of Souls », le premier titre choisi pour passer par la case clip, tout simplement parce qu’il est calibré pour ça (autant que du Van Canto puisse être calibré pour la diffusion). « The Higher Flight »se la joue un peu plus thrashy pour garantir le headbang, et on ne peut pas dire que ça ne marche pas. Mais au-delà de ces valeurs sûres, les morceaux sans prise de risque ne sont pas franchement renversants. On note le break rythmiquement bien bossé et toujours aussi impressionnant sur « Dangers in My Head », mais ça ne fait pas un morceau. Idem pour « Neuer Wind », qui a pour seule spécificité d’être chanté en allemand. Vu le message hautement puissant porté par le groupe, c’est important de changer de langue un peu. Ces pistes, avec d’autres, n’ont rien de désagréables dès lors qu’on adhère au groupe, mais ne proposent rien de neuf. Un poil plus calme, un poil plus thrash, une reprise exécutée bucalement impeccablement, un poil plus de chant féminin, c’est bien tenté mais ça ne suffira pas.

Pas de panique, il y a quand même de quoi attirer notre attention par-ci par-là. Le petit passage Sabaton se permet de faire intervenir Joakim Brodén lui-même à partir du deuxième couplet, et les Van Canto parviennent a conserver l’aspect martial de la musique. Autre guest qui vient varier les plaisirs, Marcus Siepen, la guitare de Blind Guardian, sur la balade « Spelled in Water ». Forcément, le résultat a immédiatement un côté « The Bard Song », et on s’attend presque à entendre débouler Hansi Kursch. Autre rare instrument présent lui aussi sur une balade, le clavier sur « Master of the Wind », qui vient accompagner la dame du groupe, les messieurs étant relayés dans les chœurs. C’est probablement la reprise la plus intéressante, qui confirme le grand savoir-faire de la chanteuse. Le reste des temps forts se situe sur les pistes bonus, avec tout d’abord une nouvelle intrusion d’arrangements symphoniques pendant « Betrayed », à l’effet épique tout aussi réussi que sur « Magic Taborea » de l’album précédent. Mais surtout, c’est « A Storm to Come » qui impressionne. Cette chanson est un bon gros missile power mélodique long format, qui rappelle presque du Rhapsody Of Fire avec ses passages narrés et ses chœurs. Mais pourquoi l’avoir mis à cette place de bonus? Du coup, l’édition avec pistes bonus est fortement conseillée car porteuse de vrai plus pour l’album, sauf « Bad to the Bone » qui est complètement dispensable.

La formule du groupe commence à être connue, et leur technicité vocale est toujours au rendez-vous. Ceci-dit l’effet de surprise n’y étant plus vraiment, il faut bien admettre que l’album n’apporte rien de bien nouveau. Le power mélodique, entraînant et positif s’estompe même au profit d’une veine pseudo heavy qui fait un peu moins mouche, qui manque d’émotion, d’énergie, enfin de cette petite étincelle supplémentaire. Pas de catastrophe non plus, Break the Silence remplit son contrat et reste sur le créneau bien spécifique de Van Canto, tranquillement mais sûrement. On ne s’en fait pas pour l’avenir de ces marginaux là.

Les clips :

Amaseffer – Slaves for Life

Slaves for Life

Album sorti en 2008.
Chronique rédigée en 2012.
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Amaseffer est un projet ambitieux né de deux musiciens israéliens. Leur but, faire des concepts albums autour de l’ancien testament. Plus qu’une simple inspiration, ce thème constitue la vraie raison d’être de leur musique, qui en devient presque cinématographique tant elle se plie à l’histoire racontée, et non l’inverse. Pour arriver à ce résultat, ils ont su s’entourer de personnalités reconnues. En tête de file, Mats Levin, qui a un passif de bon bourlingueur. Pour le seconder au chant, nul autre que Kobi Farhi d’Orphaned Land, tout de même un symbole du metal made in israel. Celui-ci assurera la partie disons traditionnelle du chant, celle qui dépayse et sort des registres habituels du metal. Avec ce petit monde au casting, nous sommes fin prêt pour une écoute qui s’annonce longue, mais divinement dépaysante et prenante. Le thème de cet album, l’épisode de l’exil.

Une page vierge que l’on installe, et un narrateur pose les premiers mots de l’histoire. Pour nous autres auditeurs, ces bruitages laissent presque immédiatement place à ceux d’une charrette tirée par un cheval, lentement, dans le désert égyptien. Une guitare acoustique et une vraie flûte arabe se charge de nous accueillir posément. La piste de loin la plus courte de l’album, mais une mise en route parfaite pour entrer dans l’atmosphère de ce contexte. « Slave For Life » arrive alors, et avec elle le démarrage du power progressif, et des deux chanteurs. Cette chanson est une des seules à avoir un refrain, mais à part ça elle présente bien ce qui nous attend, à savoir du power assez lent pour le genre, et surtout très progressif et très ambiancé, via notamment un clavier omniprésent au sonorités variés, et de nombreux bruitages. Le thème des esclaves hébreux donnent logiquement une chanson assez douloureuse, très bien porté par les vocalises de fin de Farhi.

La piste suivante s’ouvre sur une orchestration qui bien qu’artificielle, ferait presque hollywoodienne pendant un moment, avant que les couleurs orientales ne ressurgissent. Et c’est sur ce qui aurait pu être un beau refrain simple de power (sauf qu’il ne reviendra pas par la suite), que le prophète voit le jour, avant que sa mère ne soit contrainte de l’abandonner aussitôt sur le Nil.

Des années après, « Midian » présente Moïse qui entrevoie son destin, sur un bon mélange de parties métal posés et d’autres plus arabisantes. Un jour, celui-ci précipite ce destin en défendant une innocente maltraitée par 2 égyptiens. Un passage intense, avec une pointe de chant death, la seule. Le meurtrier, à grand renfort de bruitages et de voix, et contraint à la fuite.
Réfugié dans une oasis au milieu du désert, Moïse fait la connaissance de « Zipporah » (oui Sephora quoi), et c’est pour nous le temps de la balade. Amaseffer évite là de la plus belle manière le piège de la ponte de chamalo en proposant une vraie balade du désert égyptien, avec percussion, guitare spécifique, et surtout chant féminin en langue originale (que je ne tenterais pas de nommer sous peine de me planter à coup sûr). Loin d’être un interlude, cette chanson est une vrai oasis même pour l’auditeur, un passage original et sacrément bien mené sur lequel les 3 voient s’entremêlent pour un résultat tout simplement enchanteur.

La seconde moitié du voyage, qui s’étend de l’apparition de dieu sous forme du buisson hardant (« Burning Bush »), jusqu’au voyage du peuple hébreux dans le désert, souffre de davantage de longueurs, la faute surtout à de trop longs passages instrumentaux où de chants orientaux. Si ces passages apportaient un plus par rapport au rôle tenu par les divers solistes sur le reste du disques, l’intérêt serait sauf, mais ça n’est pas franchement le cas. On aura quand même droit à dix plaies d’Egypte intenses musicalement et du point de vue mise en scène (si j’ose dire), et à un final digne de ce nom, usant de chœurs sur un refrain qui reflète l’espoir des exilés.

D’un point de vue plus global, comme le laisse entendre le tour d’horizon que nous venons de faire, la production est à la hauteur des ambitions. Sans les moyens d’un grand groupe de metal synpho, Amaseffer parvient à nous emporter avec eux facilement. Les deux musiciens initiateurs du projet, batteur et guitariste du disque, ne donnent pas dans la démo de technique, préférant renforcer la patte metal oriental qu’on reconnaît bien. Même si la guitare sait se faire parfois plus tranchante, elle reste globalement très mélodique et tout à fait dans le ton. D’ailleurs, ceci permet adroitement de limiter les cassures entre les parties metal et les parties clavier, flutte et ambiance. Autre instrument de cohérence globale de l’album, Mats Levin dont il convient de souligner la prestation. Sa capacité à faire passer des émotions est plutôt remarquable. Des moments de désespoirs et d’autres plus lumineux côtoient des pointes plus intenses qu’on associera aussitôt à Tobias Sammet (Edguy, Avantasia) tant leur voix peuvent se ressembler parfois. Sans oublier « Zipporah » qui sort de tout registre heavy et où il se montre tout aussi émotionnel.

La formation visait haut, et globalement leurs épaules ont supporté le poids du défi. Certaines longueurs sont à déplorer, qui rende l’album difficile à digérer d’un trait, sans compter que le style progressif demande souvent un minimum d’écoute pour être pleinement apprécié. Mais le concept ambitieux, les moyens qu’ils se sont donnés pour le faire et l’envie certaine de bien le faire qui se dégage du disque le rende assez unique en son genre. Et après plusieurs années où on a pu croire le projet mourrant, un nouvel album devrait finalement voir le jour en cette année 2012, et on le souhaite au moins aussi bon et envoûtant.

Van Canto – Tribe of Force

Tribe of Force

Album sorti en 2010.
Chronique rédigée en 2011.
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Toi aussi, un jour au moins, à l’écoute d’un album particulièrement stimulant, tu t’es déjà mis à vocaliser le solo de guitare, suivi du gros riff avant le dernier refrain, à grands coups d’onomatopées improbables. Vous savez, dans le feu de l’action parfois… Et à cette prestation particulière, ton auditoire a réagi très dubitativement. Rassure-toi, tu n’es pas seul. Il y en a même qui en font des albums. Enfin un groupe surtout, Van Canto, qui officie dans ce qu’ils ont baptisé le metal a-ccapella.

La formule est simple, pour ceux qui découvrent, un batteur, et 5 chanteurs(euses), qui ont la particularité de ne pas constituer un chœur au sens habituel, mais de remplacer également les parties de guitare, basse ou clavier. C’est en reprenant des grands classiques (Metallica, Iron Maiden, Manowar, Nightwish etc.) que le groupe s’est d’abord fait entendre. Aujourd’hui, ils en sont à 3 albums et multiplient les compositions originales. Un parcours d’OVNI qui me rappelle assez celui d’Apocalyptica, même si nous avons fait le tour des seuls points communs.

Dans la découverte de Van Canto pour un auditeur, il y a habituellement trois étapes. La première, on esquisse un sourire, voir on se poile un peu au son des « racatacatacata, dum dum dam dam » qui remplacent les riffs. Deuxième étape, on admire tout de même la performance et la synchronisation des vocalistes. Et dernière étape, on remarque qu’en fait, même sur leurs propres chansons, les bougres sont très pertinents, tant sur la rythmique que sur les mélodies. C’est du metal mélodique, parfois du power, assez cliché, mais qui ne passe pas si mal. Le problème, c’est que selon le cas des auditeurs, il est possible de ne pas franchir l’une des étapes…

Parlons de ce Trib of Force. Pour aider la sauce à prendre, l’accent a été mis sur la production, bien davantage que sur leurs efforts précédents. Chaque chanteur se distingue très bien et occupe à merveille la place sonore habituellement dédiée à l’instrument correspondant. Le vrai chanteur, la voix de tête qui s’occupe des textes, est puissante et claire, et peut même avoir quelques accents trash à de rares moments. Une chanteuse s’extrait parfois du reste des voix pour le seconder, avec une voix elle aussi parfaite pour le genre, immédiatement associée aux timbres de Tarja et autres Simonne Simons (Epica). La batterie est un peu aseptisée par cette production, mais il ne faudrait pas qu’elle noie ce qui n’est après tout que des voix. Le jeu de cette batterie est typique du genre, sans rien d’époustouflant mais d’un niveau plus que correct. Cela aide, bien sûr, à retrouver les marques du power/ metal mélo. Pour peu qu’on ait franchi les deux premières étapes dont je parlais ci-dessus, on se dit dès «Lost Forever» qu’on est certainement parti pour un album qui réussira à rendre leur drôle de musique efficace même sur la durée. Et à l’écoute du reste, on confirme.

Pourtant les morceaux ont tout pour ne pas prendre à première vue. Les structures sont bateaux au possible, les paroles sont au raz des pâquerettes, bref, Van Canto n’invente rien. Malgré tout, les mélodies sont percutantes, les rythmes entrainants, et dans leur classicisme, les structures sont sans failles pour nous tenir en haleine. C’est assez improbable, on se demande presque pourquoi parfois, mais ça marche. On leur attribuera même quelques passages vraiment bien sentis, comme ce break sur «My Voice», dont la mélodie à coups de bam bam bam peut facilement rester longtemps en tête. En parlant des onomatopées guitaristiques, le groupe a le bon sens de ne pas proposer trop de passages où ils sont vraiment mis en avant trop longtemps. Pour les soli, ils usent toujours de leur méthode consistant à saturer un micro pour que les vocalises, devenues nasillardes, ressemblent à quelque chose qui approche d’une guitare. Le résultat est parfois bluffant, même si la technique en elle-même n’est pas neuve non plus.

Plusieurs morceaux amènent leur petit plus tout au long du CD. Tout d’abord ceux avec un guest, même si Victor Smolski reste assez discret. Chris Boltendahl (Grave Digger) lui, vient carrément défendre une de ses propres chansons reprises, il faut le faire. «Water Fire Heaven Earth» met en avant la chanteuse, avec les chœurs en arrière plan sur les couplets. On pense alors un peu à Nightwish période Century Child. La balade «Last Night of the King» est la seule chanté totalement a capella, pour un rendu assez médiéval je trouve. La justesse de chacun ne s’en ressent que davantage. A l’inverse, «Magic Taborea» ajoute des accompagnements symphoniques aux chants et à la batterie. Cela contribue à rendre la musique encore plus lumineuse et épique qu’elle ne l’est déjà. Enfin, la reprise du mythique «Master of Puppets» de tu sais qui (sinon tu sors), prouve s’il en est besoin que sous n’importe quelle forme cette chanson semble toujours monumentale. On fera quand même une petite overdose de racatacata dim du di dam à cette occasion.

Van Canto, c’est sacrément à part, mais on ne sait vraiment qu’en dire. Le concept et les textes ont de quoi faire rire, mais la maîtrise est telle qu’on comprend vite que ça n’est pas qu’un défi marrant. Cet album se permet d’évoluer depuis Hero, de chercher à présenter leur musique sous un meilleur jour, et même d’offrir quelques compositions très honorables.
A mon humble avis, «Magic Taborea» ou encore leur apparition sur le second album solo de Tarja montre que le groupe devrait se décider à s’accompagner davantage. Un puriste m’en voudra sûrement de tels propos, mais je suis certain qu’il y a mieux à faire d’un tel travail que de continuer à imiter des riffs de guitare, tout en restant très metal dans l’esprit. Comme quoi encore une fois, l’esprit metal, ça n’est pas qu’une histoire d’instruments.

Les clips :

http://youtu.be/HW-gKmF_6Vc




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