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Sonata Arctica – Ecliptica (Revisited 15th Aniversary Edition)

Ecliptica Revisited

Album sorti en 2014.

C’est une belle journée d’automne. Je suis à la sortie d’un grand magasin de produits culturels, et je me pose quelques questions sur mes attitudes de consommateur. J’ai dans les mains l’album Ecliptica de Sonata arctica. Le réflexe de Pavlov ne viendrait-il pas de me frapper ? Il suffit de quelques mots clés connus, et paf, c’est l’achat. En effet, Ecliptica est un album qui fête ses 15 ans, et dont cette édition est un réengistrement complet, pour l’occasion. Quant à Sonata Arctica, c’est assurément un nom important du power metal mélodique, mais pas franchement un gage de qualité ces dernier temps. Alors, faire du neuf avec du vieux, c’est une bonne idée ?

Puisqu’ils veulent se la jouer nostalgique, commençons par un flash back. Sonata a déboulé en 1999 avec ce fameux premier album dont il est question aujourd’hui. Ils étaient jeunes, ils étaient pleins d’énergie et d’une technicité insolente, et surtout, ils étaient là au bon moment. Ben quoi, ça n’enlève rien au mérite, mais il faut dire ce qui est, ils n’inventaient rien. Le metal mélodique était en plein renouveau depuis quelques années, mené entre autres par Stratovarius. Ces jeunes finlandais-là ont juste su sortir du lot, emmener ce qu’il faut de fraicheur et de technique à un genre qui se portait déjà bien. Bref, dès le premier album, ça a cartonné, et ils ont pu surfer la même vague sur les 3 albums suivants, toujours avec leur côté entrainant, facile d’accès, jovial et fleur bleue, laissant le temps à ma génération de les découvrir. Puis, ce fut Unia en 2007, album bien différent, qui avait laissé une moue très dubitative sur nos visages de jeunes étudiants. Nous étions bien naïfs, face à un groupe qui ne voulait plus le rester autant. Pourtant, Unia et son successeur The Day of Grey restent aujourd’hui comme les sommets artistiques du groupe, ceux qui lui ont donnés ses vraies lettres de noblesse. Depuis, c’est un peu la pente descendante. Le groupe semble vouloir marier ses différentes facettes, mais ne parvient pas à produire grand-chose de bien engageant. Ce qui explique certainement ce soudain rappel de leurs origines. Nous voici donc, après cet historique, revenu au point de départ, mais un départ 2.0, en 2014.

Alors là, comment faire ? Je vais repêcher l’original sur le net et je compare ? Pas la peine, je sais déjà à peu près ce que j’en penserais. Je pose la question de l’intérêt de cette ressortie ? Non, dans l’absolu je n’aurai pas la réponse, et ce qui compte est de voir si vous, ça vous tente. Alors, je vais juste vous dire ce qu’il y a là-dessus. Et vous savez quoi ? Il y a Ecliptica. Ben ouais, c’est tout. Ils débitent le même album, sans la moindre prise de risque, sans revisiter quoi que ce soit. Oh oui oui, calme-toi le fan, je sais, il y a quelques soli qui diffèrent par-ci par-là. Tu trouves que ça change quoi que ce soit à l’affaire ? Non, on est d’accord. Il n’y aura pas de surprise, voilà. Ah si pardon, il y a une reprise rigolote de Genesis à la fin, qui vaut surtout pour le chant de Tony.

Le pire dans tout ça, c’est qu’au début, ça fonctionne quand même. Sûrement à condition d’avoir fait comme moi, c’est-à-dire de ne pas avoir entendu ces titres depuis un bon moment, autrement qu’en live. Là, on peut momentanément perdre dix ans et se retrouver à chanter à tue-tête des trucs parfois un peu compliqués à assumer à 28 ans. Oh quoique, on assume enfin tout à 28 ans, c’est peut être un peu le principe. Ecliptica n’a pas révélé le groupe pour rien, c’était un bon concentré de power ultra mélodique, et ça l’est resté. La fibre nostalgique devrait faire effet un moment.
Mais au-delà de ça, je doute que cette réédition ait un quelconque impact. Les morceaux sont devenus très très classiques dans leur approche, et l’enregistrement ne tente aucune réelle modernisation. Même, on y perd en patate par rapport à l’original, en spontanéité. De temps en temps, on y gagne aussi, en justesse, en expérience, essentiellement sur les 2 balades, qui auraient pues devenir vraiment niaises.

Difficile d’être catégorique. C’est un dépoussiérage d’un album qui n’en avait pas impérativement besoin, rien de plus. C’est donc un bon disque, mais en 2014, on a vu d’autres choses en matière de power mélodique. La nostalgie suffira à certains, non sans raisons, mais après… De la prise de risque, voilà ce qui manque cruellement à Sonata ces derniers temps, des décisions assumées et des tentatives. Allez, on profite du coup de rétro pour sourire, puis on avance SVP.

Depeche Mode, vu par les autres

Depeche Mode fait actuellement la promo du petit dernier, Delta Machine, ce qui nous permet d’entendre parler des vieux de la vieille de la new wave un peu partout. Et ils n’ont pas tors d’ailleurs puisque Delta Machine est une belle petite réussite à écouter.
Pour preuve, le paradisiaque single :

Mais au lieu d’essayer de vous convaincre de l’intérêt de mes opinions sur Delta Machine, on va plutôt ce faire une petite collection de reprises du groupe anglais. Petite, car il y en a des pleins albums.

Une version de Personal Jesus par Johnny Cash :

Le tub Enjoy the Silence, repris par les italiens de Lacuna Coil, dans leur style rock gothique. C’était sur l’album Carma Code et c’est à peu près ce que ce disque avait de meilleur à proposer.

Du piano, et une voix, celle du français Sylvain Chauveau, un grand adepte de la reprise de DM :

Nettement plus burné, les suédois d’In Flames sur leur album Whoracle, très death mélo des années 90.

On a déjà parlé de Pain, je me dois donc de signaler une reprise de Depeche Mode dans les B-sides de Cynic Paradise.

Et pour finir, qu’est-ce qu’il se passe si on met Michel Delpech et Depeche Mode dans un mixeur ? Oui, ça fait Delpech Mode. Et en fait… Ca existe :

Bien entendu, il manque la reprise de Marilyn Manson, ainsi que celle de Rammstein et son clip « controversé » (c’est le terme officiel). Mais voilà, moi je les ai assez entendu, et les débats de plus de dix ans ne m’intéressent que modérément… Je préfère payer un coup à celui qui atterrira ici avec une recherche en rapport avec Michel Delpech.

Symphonie dans ta console.

Les concerts symphoniques autour des musiques de films sont choses courantes. Mais rendre hommage à des bandes originales de jeux vidéo reste plus exotique. Ce type d’évènement est né au Japon (y a pas de hasard) dans les années 90, et y est resté cantonné pendant une bonne dizaine d’années. Pendant ce temps, l’Europe faisait une fausse route culturelle à rallonge, persuadée, non sans aide américaine, que ces produits là ne pouvaient se destiner qu’aux enfants, et débattant sur les diverses cochonneries mentales que cela pouvait bien provoquer chez eux. Tout ça pour dire que de là à parler d’un intérêt possible pour une bande originale de jeu, et de concerts dédiés, il manquait encore quelques étapes qui ont pris 10 ans.

Mais actuellement les évènements de ce type se sont multipliés, et on en a même vu spécialement consacrés à une série de jeu en particulier.

Mais trêve d’anecdotes historiques, car ce petit billet n’a pour but que de placer ici quelques vidéo de reprises symphoniques qui me tiennent à coeur.

On commence avec une chaleureuse ambiance tropicale, au rythme du thème principal de Monkey Island.

Image de prévisualisation YouTube

Le thème des châteaux de Super Mario World, version rock symphonique. Pour la petite histoire, sur la B.O de ce jeu, à de rares exceptions près, il n’y avait qu’un thème, repris de multiple façons selon l’ambiance des tableaux.

Le fameux thème de Tetris, plus épique qu’on le croit…

Et pas mal d’autres sur le net en farfouillant un peu.

Nothing Else Matters dans tous ses états

Nothing Else Matters, c’est tout d’abord LA balade de Metallica. Elle est extraite du Black album, sorti en 1991, l’un des albums de metal les plus connus au monde (mais pas forcément le plus vendu comme on peut parfois le lire). Mais surtout, c’est un tub des années 90 qui a largement réussit à passer la barrière du grand public. Du coup, elle peut rappeler à Emilie et Jérôme (oui, ou à Mathieu et Sophie si tu veux, ça marche aussi) leur première langue en bouche au milieu de la piste de la boum de fin d’année.
Pour les metaleux poilus des années 80 les plus puristes en revanche, c’était l’emblème de l’apparission de la facette accessible de Metallica, ou de la facette « commerciale » comme ils disent trop souvent. Les albums Load et Reload qui suivirent respectivement en 1996 et 97, ont beaucoup souffert de cette appellation.
Pour prouver un succès, il faut aussi cette part de détracteurs.

Mais cette chanson n’a pas provoqué que des irruptions hormonales ou urticaires selon le cas, elle a aussi marquée son temps artistiquement, et nous allons ici faire un rapide petit tour des reprises les plus connues. Il en existe bien d’autres.

- Mais avant tout, place à l’originale :

- Une petite version live enregistrée aux arènes de Nîmes, avec son solo intégré, provenant du DVD « Français Pour une Nuit ».

- Du live symphonique, issu de l’album S&M, avec un James Hetfield dans sa période « j’en fait beaucoup trop »:

- La splendide reprise d’Apocalyptica, instrumentale, malheureusement plus courte ici que sur album.

http://youtu.be/9Hssb3Do42w

- Version live de Chakira, avec intro qui fait regretter le solo, et suite étonnamment honnête et risquée :

- Version chant grégorien (si si) :

- Version Doro, ou re metal pareil mais pas pareil :

- Version émotion sur le dancefloore (fallait bien que ça arrive) :

Nightmare Revisited

Compile sortie en 2008.
Chronique rédigée en 2010.
Plus d’info ici

Les travaux de Tim Burton n’ont pas toujours été très appréciés par Disney. Lors de la sortie de L’Etrange Noël de Mr Jack il y a de cela une quinzaine d’années, le film était carrément considéré par eux comme un OVNI de second plan. A la fin des années 2000 cependant, la ribambelle de fans absolus des délires animés de Tim Burton a eu raison de l’opinion de la firme à la souris. C’est ainsi qu’en 2008, peu après la sortie de l’édition blue-ray du film et de la BO remasterisée de Danny Elfman, sort cet album de reprises de toutes les pistes de cette BO, interprétées par des artistes rock, metal, et bien d’autres.
Si comme moi tu aimes l’étrange univers de ce film et ses fantastiques musiques, il y a de fortes chances que ton style musical se rapproche de ce qui est traité ici bas. Donc, comme moi, il se peut fortement que la perspective de cet album de reprises provoque chez toi des petits frissons, causés par un grand enthousiasme.

Avant de commencer, un mot sur le compositeur original. Danny Elfman est le responsable de cette ambiance musicale si particulière qui joue un grand rôle dans les films de Tim Burton. Trop souvent d’ailleurs, on parle à tort de l’influence de Tim Burton lorsqu’on reconnaît un peu la pâte Danny Elfman sur un disque. Et avec celle de Edwards aux Mains d’Argents ou les noces funèbres, cette BO fait partie des incontournables de l’auteur. Autant dire alors que le matériel à revisiter ici est d’une qualité reconnue.

« And now with your permission, I’m going to do my stuff”

Histoire de ne pas perdre nos repères et de nous mettre dans l’ambiance, les courtes pistes Opening et Closing sont présentes dans leur version originale. A part ça, nous avons à faire à des reprises, donc avis aux puristes absolus, passez votre chemin, le but est de « revisiter ».
Rien qu’en regardant la tracklist, on peut déjà se rendre compte d’une caractéristique principale du CD, la variété des genres qu’on trouvera. Inévitable conséquence, il est difficile de trouver une ligne directrice à tout ça, (en dehors de la chronologie du film qui est scrupuleusement respectée).
Une bonne idée tout de même récurrente est de tenter de réconcilier le côté décalé, poétique et un peu festif de la bande originale avec l’aspect plus sombre et glauque des images. La version metal de l’hymne de la cité d’Halloween par Marilyn Manson n’en est pas la meilleure mais le premier exemple, contrastant avec le début de l’album et filant une bonne claque sonore, sans être franchement inoubliable. Le meilleur de cet aspect arrive assez rapidement après. Tout d’abord la prestation d’Amiina (mais si, vous connaissez, les demoiselles qui accompagnent parfois Sigur Ros), qui usent de leurs scies musicales et autres bizarreries pour instaurer une ambiance délicieusement partagée entre la rêverie douce et l’inquiétude. Flyleaf et The Polyphonic Spree continuent dans cet ordre d’idée (en plus rock tout de même) pour former les trois meilleures pistes de l’album. Le thème de l’incompréhension entre deux mondes abordé par Tim Burton prend ici tout son sens, puisqu’on dirait que la découverte de Jack lui provoque autant d’émerveillement que de peur.
Korn s’inscrit également dans cette accentuation du côté obscur en bourinisant (si j’ose dire) une chanson qui avait déjà l’air d’une comptine décalée. Malheureusement ils ne parviennent pas du tout à utiliser ce filon et à part sur le refrain qui est très fun, la sauce est sans saveur.

D’autres choisissent de coller plus ou moins à l’idée originale de leur chanson, en en changeant que le genre musical, à l’image de DeVotchKa qui ouvre le bal de façon très correcte et bien dans le ton, ou Rise Against qui accentue bien avec leur punk festif la frénésie de la préparation de la fausse fête de noël. The All American Rejects aussi choisit de sortir de leur genre habituel pour coller à la complainte de Jack, ce qui paradoxalement donne un résultat curieux, sorte de balade folk avec des instruments plus exotiques, sans oublier la voix haute du chanteur.
Pour en finir avec le quasi track by track, le rayon des gros regrets. L’ambassadrice d’Evanescence tente d’accentuer la mélancolie de la magnifique Sally’s Song mais ne parvient qu’à la rendre tout à fait banale, voir insipide. Les pourtant excellents Rodrigo y Gabriela se retrouvent à jouer la chanson d’Oogie Boogie, qui était à la base chantée dans un style bluesy bien particulier, alors qu’il y avait tant de pistes instrumentales sur lesquelles ils auraient pu s’exprimer davantage, sans nous priver d’une reprise plus recherchée de celle-ci. D’ailleurs pour les utilisateurs d’Itune, la version de Tiger Army proposée est bien meilleure, voir géniale même.
Pour le reste, on oscille entre le sympathique et le plus dispensable, je pense notamment à certaines reprises plus électros qui s’apparentent davantage à des remix. La conclusion nous ramène petit à petit dans la douceur et la happy end typiquement Disney, et nous laisse sur une version planante du générique de fin.

En résumé, Nightmare Revisited est un truc de fan, qui pourtant ne saura plaire complètement qu’à peu d’entre eux, en raison pour certains de leur hostilité pure et simple au principe de la dénaturation de l’œuvre, et pour les autres en raison de quelques choix décevants. Il n’en reste pas moins que l’idée est géniale à mon sens, et que tout n’est pas à jeter loin de là.

Avant de vous laisser, j’aimerais aborder le cas d’une hypothétique version collector 2 CD dont j’ai trouvé la trace à des endroits peux recommandés par l’HADOPY, mais aucune dans le commerce. Sur le second disque, la version déjà évoquée de Tiger Army, plusieurs reprises de Sally’s Song (dont une remarquable par Fiona Apple), et quelques autres de groupes pourtant très connus. Pour moi, ces ajouts n’ont rien d’annexes et pourraient même carrément sauver les meubles. Ma note grimperait facilement de 2 ou 3 points si j’étais sûr que vous puissiez vous procurer Nightmare Revisited sous cette forme. Ainsi, si jamais vous croisez cet objet un jour, précipitez-vous dessus et prévenez-moi juste après, ça m’intéresse !

La version de Fiona Apple qui n’est pas sur la compile standard :




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